
Le printemps ...
Cette sale période ou la solitude vous tombe dessus, s'abat tel le jugement dernier, cette salope vous viole, elle vous renvoie à votre image, elle n'est pas douce, vous frappera par surprise au
moment ou vous y attendrez le moins!
Et pourtant ...
On l'espère, on attend son arrivée. Ca commence par une journée ensoleillée, par une epaule dénudée, par des mots brisés, par des choses qui ne se disent pas. Elle commence par une envolée, par des
sentiments inavoués.
Conclusion ...
c'est une infime partie des contemplations jugez vous même :
VERRE NOVO
Comme le matin rit sur les roses en pleurs!
Oh! les charmants petits amoureux qu'ont les fleurs!
Ce n'est dans les jasmins, ce n'est dans les pervenches
Qu'un éblouissement de folles ailes blanches
Qui vont, viennent, s'en vont, reviennent, se fermant,
Se rouvrant, dans un vaste et doux frémissement.
Ô printemps! quand on songe à toutes les missives,
A ces coeur confiés au papier, à ce tas
De lettres que le feutre écrit au taffetas,
Aux messages d'amour, d'ivresse et de délire
Qu'on reçoit en avril et qu'en mai on déchire,
On croit voir s'envoler, au gré du vent joyeux,
Dans les près, dans les bois, sur les eaux, dans les cieux,
Et rôder en tous lieux, cherchant partout une âme,
Et courir à la fleur en sortant de la femme,
Les petits morceaux blancs, chassés en tourbillons,
De tous les billets doux, devenus papillons.
(Les contemplations Tome I - Victor Hugo)
Ce qu'a écrit cet homme est d'une force sans pareil, tout simplement parce qu'il a écrit son âme... Est-ce possible? Est-ce qu'on ne deviendrait pas complètement fou? Réussir une telle
prouesse, est-ce une question d'époque? Il n'y a rien de plus facile que de posser des questions, le plus dur est fatalement d'y répondre mais aussi de trouver LES mots...
J'ai adoré ce texte et j'aime le printemps, je voulais vous en faire part!
On oublie trop souvent ceux qui ont par le passé apporter la valeur ajouté qu'a notre monde aujourd'hui.